L’HISTOIRE DERRIÈRE LA PLANIFICATIRE : PASSION, PLANIFICATION & CONSTANCE

Avez-vous envie d’en apprendre un peu plus sur les dessous de la création d’une entreprise lorsque c’est la première fois qu’on fait ça (en pleine pandémie en plus!)? Mon objectif est ici de vous démontrer clairement qu’il est possible de réaliser ses rêves (dans mon cas, créer une entreprise et vivre de ma passion). Alors que vous aspiriez vous aussi à être à votre compte ou non, cet article devrait vous plaire.


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L'histoire de La Planificatrice : passion, planification et constance

Contrairement aux articles que vous avez l'habitude de lire sur mon blogue, ou je vous présente des outils et des conseils, ce billet-ci se lit un peu comme une histoire, où je vous expose avec vulnérabilité mes bons coups, tout comme mes défis, dans un ordre chronologique. Mais chose certaine, bien que je sois profondément passionnée par tout ce qui se rattache à La Planificatrice, je ne serais pas en train d'écrire ces lignes et cette histoire si la planification et la constance n'avaient pas été au rendez-vous. Alors sans plus tarder, je vous invite à plonger avec moi dans mon passé...


IL Y A UN AN

Il y a exactement un an, j’envoyais mon fils à la garderie pour la toute première fois, après avoir été avec lui à temps plein pendant 21 mois. Il y a un an, je commençais un cours en entreprenariat qui allait littéralement changer le cours de mon entreprise. Il y a un an, j’investissais une petite somme (que je n’avais pas vraiment dans mon compte en banque) dans le but de m’aider à générer des revenus plus rapidement. Il y a un an, mes revenus étaient 100% inférieurs à ce qu’ils sont aujourd’hui (si vous lisez entre les lignes, vous comprendrez que je n’en générais aucun). Il y a un an, ma communauté était 75% moins importante que ce qu’elle est aujourd’hui. Si on m’avait dit, il y a un an, où je me trouverais aujourd’hui, j’aurais eu peine à le croire, même si au plus profond de moi, je le savais.


Mais je pense qu’il faut reculer un peu plus loin qu’un an pour bien comprendre d’où je suis partie et bien saisir toute l’évolution de La Planificatrice.


MON PARCOURS

J’ai travaillé dans le domaine de la planification d’événements pendant 10 ans, d’abord en hôtellerie et ensuite, pour la majeure partie de ma carrière, en agence privée. J’ai notamment occupé le poste de chef d’équipe pendant 7 ans, à l’agence où je travaillais. En 2018, quelques mois après être emménagé dans notre nouvelle maison, j’ai fait un épuisement professionnel ET je suis tombée enceinte pendant mon arrêt. Ce duo n’était pas du tout prévu, mais avec du recul, je trouve que la vie fait finalement très bien les choses.


Pendant mon congé de maternité, c'était clair dans mon esprit que je n'allais pas retourner à mon ancien travail. Mon souhait était de me lancer en affaires, mais je n’avais honnêtement aucune idée quoi faire. Je réalisais également que je n’avais plus envie de faire de la planification d’événements. La logique, parce que je suis également une wedding planner certifiée d'une école New-Yorkaise et que j’avais eu l’occasion d’en organiser quelques-uns à mon compte par le passé, était de me lancer dans ce domaine. J’aimais beaucoup les mariages, mais l’idée d’accompagner individuellement des couples et de par le fait même être absente tous les samedis de l’année ne me plaisait guerre.



JUILLET À DÉCEMBRE 2019

Lorsque mon congé de maternité était sur le point de se conclure, j’ai choisi de consulter une conseillère en orientation afin de me permettre d'avancer dans mes réflexions. Un bon jour, alors que je faisais une sieste avec mon fils en plein après-midi, j’ai rêvé à un modèle d’affaires en lien avec les mariages. À mon réveil, j'étais tellement excitée que je me suis empressée d'écrire à ma conseillère en orientation. Je venais de trouver « l’idée » que j’attendais. Mon objectif était de mettre sur pied une entreprise en ligne reliée aux mariages qui misait davantage sur la consultation que sur l’accompagnement individuel, et en bonus, ce modèle d’affaires semblait à ce jour-là inexistant au Québec.


J’ai alors commencé à travailler rapidement et concrètement sur mon projet d’affaires, persuadée que je tenais l'idée du siècle. Mon congé de maternité a pris fin, et n’ayant plus de revenus entrants, nous avons choisi de garder notre fils à la maison avec les quelques économies que j'avais de côté. Je travaillais donc sur mon plan d’affaires très tôt le matin et pendant la sieste d’après-midi de mon fils de près d’un an. Malgré ma motivation… il y avait un petit quelque chose qui clochait. Par contre, comme on ne m'a pas appris à écouter mon instinct et que mon projet avançait assez rapidement, j'a tout simplement ignoré mon sentiment de doute en me faisant croire qu'il s'agissait sûrement de la peur de se lancer en affaires.


JANVIER 2020

Les semaines ont passé, et j’ai approché quelques personnes clés afin de valider mon idée et modèle d’affaires. J’avais tellement confiance en mon projet que j'ai tourné les coins ronds sur mon étude de marché. Ma motivation principale était de ne pas retourner travailler pour quelqu’un d’autre. Les finances étaient serrées, mais mon chum croyait en mon projet et en moi pour ne pas trop en parler. Je tiens à préciser que nous avions acheté notre maison en ayant en tête que nous allions avoir deux salaires, pas un seul ;-).


Après quelques démarches auprès d’un organisme de Québec spécialisé dans le démarrage d’entreprise, on m'a fait comprendre que mon projet d’affaires n’était pas viable. La clientèle était trop nichée, les possibilités de repeat business étaient inexistantes, et mon modèle d’affaires n’était pas assez flexible.


Nous étions à ce jour au début de l’année 2020. J’ai donc rassemblé des femmes de confiance autour de ma table un bon mardi matin, et nous avons fait un vrai brainstorm. Alors que d'excellentes idées filaient de tous les côtés, ma petite voix intérieure me disait encore que quelque chose clochait. La vérité, c'est que je ne me voyais tout simplement pas faire des mariages à temps plein, pour la simple raison que c’était un domaine qui me passionnait de moins en moins. Toutes les idées que mes amies m'ont offertes pendant la séance de brainstorm étaient bonnes, mais aucune ne raisonnait vraiment en moi.


J'étais aveuglée par mon désir profond de ne pas vouloir retourner travailler pour quelqu'un d'autre. Je suis alors sortie de ma zone de confort et j'ai écouté ce que ma petite voix avait à me dire. Après quelques réflexions, j’ai donc volontairement choisi de mettre l’idée des mariages de côté et de me consacrer un peu plus à mon blogue que je venais à peine de créer pour le plaisir, La Planificatrice.

J’ai toujours aimé écrire. Quand j’étais jeune, je rêvais secrètement de devenir auteure au point où j’écrivais régulièrement de petites histoires pour mes poupées et toutous. Ensuite j’ai grandi, et j’ai malheureusement mis cette activité de côté (comme bien d’autres passions d’ailleurs !), notamment parce que je jugeais que je n'avais pas la plume raffinée de Marie Laberge et que mon français n’était pas impeccable. On voit ici la naissance d’une perfectionniste ;-).


Lorsque je me suis tranquillement relevée de mon épuisement, j'avais la ferme ambition de remettre mes passions au centre de ma vie. Ce blogue était donc pour moi la façon de me réconcilier avec l’écriture. Ça me permettait aussi de sortir de ma zone de confort en publiant des textes publiquement et de passer par-dessus ce besoin de perfection qui m’était tellement inutile. J’ai choisi le nom « La Planificatrice » pour la simple raison je devais entrer un nom sur la plateforme en ligne afin d’ouvrir mon compte, et c’est le premier mot qui m’est venu en tête. Je me suis dit que j’allais le changer éventuellement, mais il s’avère qu’il était finalement parfait. Ironique, non? Alors que j’espérais divertir une trentaine de lecteurs tout au plus à mes débuts, j’ai rapidement eu un public qui attendait patiemment mes conseils en lien avec la planification, l’organisation et le bien-être.


Dès le jour un, bien qu’il ne s’agît que d’un blogue de 3 articles, j’ai traité ce projet comme une entreprise sérieuse. Quand j’en ai fait l’annonce, j’ai tout de suite invité les gens à s’inscrire à mon infolettre, même si je n’en avais pas. Je me bloquais des moments de rédaction à l’agenda que je ne déplaçais sous aucune considération. Je me levais plus tôt les matins pour développer ce projet qui me tenait à cœur et je ne voulais pas qu'être maman à temps plein devienne une excuse pour mettre mon projet de côté. Tout comme je savais qu’il y avait quelque chose qui clochait avec mon projet initial de mariage, je savais au plus profond de moi que La Planificatrice serait plus qu’un simple blogue et que je tenais quelque chose.



MARS 2020

Mars 2020 est arrivé, en même temps que les taxes municipales, la plus grosse facture d’Hydro de l’année, et de plusieurs autres dépenses qui étaient à la fois prévues et imprévues. Mon congé de maternité était fini depuis près de 5 mois, mon projet de mariages était dissous et nous étions venus à bout des quelques économies que nous avions. Le petit cochon était vide comme on le dit! J’ai dû me rendre à l’évidence : je devais me retrouver un emploi, et rapidement. J’ai tellement pleuré! Juste à écrire ces lignes, je me revois encore dans mon salon avec mon chum à pleurer parce que je réalisais que ça ne se passait pas comme je l’avais prévu. Je voulais travailler pour moi, mais je n’y parvenais pas.


Mon projet initial en lien avec le mariage était tombé à l’eau. Je savais que je tenais quelque chose avec La Planificatrice, mais c’était encore bien vague et j'étais loin de générer des revenus. Ce qui m’attristait le plus dans tout ceci, c’était le fait que je devais envoyer mon fils à la garderie, et je n’étais pas prête du tout. Nous avions initialement convenu l’envoyer en septembre 2020, et nous n’étions qu’en février. J’avais plusieurs deuils à faire en même temps. J'ai quand même pris le temps de les vivre et ensuite, l'optimiste en moi est revenue au galop. J'ai finalement vu cette occasion de retour au travail de façon positive.


Mon objectif était de me trouver un emploi stable qui n’était pas trop prenant afin d'avoir le temps et l'énergie pour développer La Planificatrice en parallèle. De plus, j’étais super optimiste face à mes chances de me placer rapidement parce que si vous vous souvenez bien, au début de l’année 2020, le taux de chômage était à son plus bas. J'ai donc commencé activement mes recherches autour du 7 mars 2020. C’est drôle parce que pendant que je faisais m