4 FAUSSES CROYANCES SUR L'ENTREPRENEURIAT

Pour être parfaitement honnête, on dirait que je suis parfois inconfortable de dire que je suis « une entrepreneure ». Pourquoi? Parce que je travaille principalement en solo, que je n’ai pas 50 employés à ma charge, que je ne génère pas 20 millions à la fin de l’année, et que je n’ai pas de siège social au centre-ville. En vérité, ce ne sont que des croyances qui me limitent parce que cette imposante étiquette, soit le titre d'entrepreneure, je la mérite et je la porte fièrement, même si elle me crée à l'occasion un certain inconfort. Le monde de l'entrepreneuriat est parsemé de croyances limitantes qui peuvent littéralement freiner les entrepreneurs de coeur à se lancer en affaires. J'ai donc envie de vous révéler 4 fausses croyances sur l'entrepreneuriat.


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Fausses croyances sur l'entrepreneuriat

On me dit souvent « Wow Émilie, c’est fou ce qui s’est passé dans ta business au cours de la dernière année ! », et c’est vrai qu’il faut que je prenne le temps de m’arrêter et d’y penser, parce que tout roule si vite depuis les 12 derniers mois (je dirais même depuis les 24 derniers mois), que ce serait facile de l’oublier.


J’entends tellement souvent des choses comme : « Avoir du succès n’est pas facile », « La première année en affaires est la pire », « Il faut sacrifier beaucoup de choses pour se lancer en affaires », « Quand tu es à ton compte, tu ne dois pas compter tes heures ». Ces croyances qui sont, à mon sens, très limitantes, ne m’ont pourtant pas freinée dans mon rêve de créer mon entreprise. Si je m'étais arrêtée à ces 4 fausses croyances sur l'entrepreneuriat, je me demande bien où je serais aujourd'hui. Pour chacune de ces croyances, j’ai envie de répondre quelque chose et je trouve ça important de le faire parce que si l'une de ces croyances vous limite actuellement dans la réalisation d’un projet, sachez que vous pouvez vous en défaire.


1. Avoir du succès n’est pas facile.

Tout d’abord, quelle est votre propre définition du succès? Personnellement, et je la partage souvent ouvertement, ma définition du succès est la suivante : Vivre une vie de liberté où je me réveille excitée tous les jours pour faire ce qui me plaît, quand je le souhaite, avec les personnes de mon choix. Me lever chaque matin du lit en aimant vraiment mon existence. Aimer mon travail et les personnes qui partagent ma vie personnelle et professionnelle. Me coucher chaque soir avec un sentiment d’accomplissement et être impatiente de vivre la journée du lendemain.


Dans ma définition personnelle du succès, il n’est pas question de grosse voiture, ni de grosse maison. Il n’y a absolument RIEN de mal à rattacher du matériel à sa propre définition du succès, c’est vraiment correct de le faire (ça faisait d’ailleurs partie de mon ancienne définition), mais après avoir fait beaucoup de travail sur moi, j’ai finalement complètement redéfini ce que le succès était pour moi. Lorsque je lis cette définition, je me rends compte que j’ai beaucoup de succès et en toute transparence, je ne peux pas dire que ça a été difficile de l’atteindre. Une succession d’événements ont tracé le chemin de la femme que je suis aujourd’hui, et étant de nature très positive, je savais que chaque défi était en fait une opportunité d’apprendre et de cheminer.


Pour mettre les choses au clair (pour celles qui se posent la question), je n’ai pas l’ambition d’avoir une très grande maison parce que notre prochaine demeure sera assurément plus petite que celle que nous avons. Pourquoi? Pour la simple raison que nous n’avons pas besoin de plus d’espace et que je trouve que nous avons simplement trop de possessions. Je n’aspire pas non plus à avoir une grosse voiture (nous n’en avons qu’une seule), mais mon souhait est un jour d’offrir à mon chum la voiture (ou les voitures) de ses rêves. C’est un amateur de voitures, donc si nous avons un jour une voiture de prestige, c’est bien parce qu’il adore ça, pas parce que je me sens obligée d’en posséder une pour montrer aux autres que j’ai du succès ;-).


Et enfin, parlons d’argent… ce sujet tellement tabou. Je vais vous avouer une chose : j'ai l’ambition de faire vraiment beaucoup d’argent. Voilà, c’est dit! Je sais que c’est en générant beaucoup de revenus que j’arriverai à vivre et faire vivre des expériences extraordinaires à ma famille, mais que j’arriverai également à vous servir à un niveau supérieur. Donc lorsque La Planificatrice générera 1 million de dollars par année (ou pourquoi pas par mois ;-) !), je considérerai que j’ai du succès seulement, et seulement si, la définition que je vous ai écrite quelques lignes plus haut est toujours d’actualité. Autrement, un million en poche ou non, je n’aurai à mon sens pas atteint le succès.


Pour revenir à vous, je veux remettre l’emphase sur l’importance de bien connaître votre propre définition du succès (pas la définition de vos parents, de vos amies ou de la société). Ensuite, questionnez-vous à savoir si vous en êtes encore loin. Et enfin, s’il vous reste un bout de chemin à faire avant de véritablement l’atteindre, prenez le chemin le plus facile pour y arriver: vous n’êtes pas obligé de souffrir pour y parvenir.


Avoir du succès n’a pas besoin d’être difficile, mais sachez user de discipline, de constance et de résilience, ce sont les trois meilleurs conseils que je peux vous donner afin que vous y accédiez sans être trop essoufflé, et c'est ce que vous devriez retenir de cette première fausse croyance sur l'entrepreneuriat.



2. La première année en affaires est la pire.

Je pense sincèrement que cette affirmation peut définir votre réalité si vous manquez de planification ou si vous vous êtes trop irréaliste. Personnellement, si ma première année devait être la pire, je ne suis que trop excitée de vivre les années à venir! Sans blague, l’année que je viens de vivre, soit ma première année d’activité officielle avec La Planificatrice, a été la plus belle année de ma vie, parce que c’est l’année où je me suis sentie la plus alignée avec la véritable moi. Je ne tentais pas de me fondre dans un moule, j’étais entourée de personnes qui me ressemblaient et j’exploitais ma passion à tous les jours. Sans parler que j'étais maîtresse de mon horaire et que j'ai passé du temps de qualité avec ma famille. Autrement dit, j’avais le réel sentiment de me lever à tous les jours pour moi-même.


Les raisons qui font que cette année n’a pas été aussi pire qu’on me le promettait, c’est que je me suis bien outillée et que je n’ai pas perdu mon temps. Voici ce qui a tout changé :

  1. J’ai suivi une formation en entrepreneuriat où j’étais accompagnée par une entrepreneure d’expérience qui me conseillait au meilleur de sa connaissance. Cette formation m’a permis d’approfondir mes connaissances sur les réalités de se lancer en affaires.

  2. Je suis restée ouverte aux conseils et commentaires de tout le monde, tout en respectant mes choix et mon instinct.

  3. J’ai fait un plan d’affaires solide (j’ai dû y consacrer au minimum 30 à 40 heures).

  4. J’ai fait une vraie étude de marché où je suis souvent sortie de ma zone de confort parce que j’ai notamment eu à interroger des experts dans mon domaine.

  5. J’ai fait un budget sur 3 ans.

  6. J’ai saisi les opportunités qui étaient alignées avec mon plan et mon budget, et j’ai remis à plus tard les idées d'intérêt, mais qui ne cadraient pas avec ce qui avait été prévu.

  7. J’ai fait confiance à mon budget et ma planification, donc j’ai suivi mon budget et ma planification.

  8. J’ai contrôlé mon horaire et ma planification afin que mon entreprise soit toujours au centre de mes priorités, sans pour autant négliger les autres sphères de ma vie.

  9. Chaque dimanche, j’ai méticuleusement planifié ma semaine afin de m’assurer que mes priorités et délais soient respectés.

  10. Je me suis rapidement construit un réseau de femmes d’affaires qui a su m’épauler quand j’en avais besoin et avec qui j’ai pu échanger.


La première année a en réalité été une année d’apprentissage. La vérité c'est que j'ai avancé, j'ai reculé, et ensuite j'ai continué d'avancer. Chaque fois que j’ai reculé, j'ai ensuite avancé plus loin. La première année n’a pas besoin d’être un cauchemar. Si vous vous entourez des bonnes personnes et que vous appliquez les 10 étapes présentées ci-dessus, vous vous surprendrez vous-même!


Et en bonus à cette section et aux 4 fausses croyances sur l'entrepreneuriat, si vous êtes intéressée de connaître la façon dont je planifie mes semaines pour être aussi productive et les stratégies que j'emploie pour réaliser tous les objectifs que je me fixe, découvrez mes 2 formations en lignes où j'aborde ces sujets dans les moindres détails.


Planifier pour se réaliser & Réaliser ses objectifs efficacement



3. Il faut sacrifier beaucoup de choses lorsqu’on est en affaires.

Bon, puis-je vous faire une recommandation? À partir de maintenant, utilisez le mot « choix » plutôt que le mot « sacrifice » et voyez comment ça résonne en vous. Mon amie Stéphanie Bernier, une entrepreneure que j’aime beaucoup, a un jour fait le parallèle avec ces deux mots et depuis, je n’ai plus jamais utilisé le mot « sacrifice ».


Donc ai-je fait des sacrifices pour me lancer en affaires? Non, aucun. Mais ai-je fait des choix lorsque j’ai choisi de me lancer à mon compte? Oui, plusieurs.

Un sacrifice est à mon sens un choix qui va complètement à l’encontre de ce que nous voulons, donc je n’ai fait aucun sacrifice, car tous les choix que nous avons fait (j’inclus mon chum ici, celui qui croit en moi et mon projet les yeux fermés depuis le début), ont toujours été alignés avec le rêve ultime : créer mon entreprise.


Je vous présente ici un exemple très concret qui reflète notre réalité et un choix que nous avons fait: nous n’avons qu’une voiture. Mon chum l’utilise donc pour aller travailler à l’extérieur et moi, à tous les jours, je vais porter mon fils à la garderie à pied (30 à 40 minutes de marche environ pour l’aller-retour). J’y vais même lorsqu’il pleut des cordes, et même lorsqu’il fait –25 degrés. Dans la dernière année, j’ai téléphoné à mon chum deux fois pour qu’il vienne exceptionnellement le chercher parce qu’il neigeait trop et que je jugeais que c’était dangereux. Et vous savez quoi, même lorsqu’il pleut ou lorsqu’il fait un froid de canard, j’ai du plaisir à aller le porter à pied parce qu’au fond, je sais pourquoi je le fais et je suis profondément reconnaissante. Et en bonus, cette petite balade me permet de garder la forme et de prendre l’air quotidiennement!


Donc si vous avez envie de vous lancer en affaires et que vous avez peur de trop sacrifier de choses, j’ai une question pour vous : voulez-vous vraiment vous lancer en affaires?



4. Quand tu es à ton compte, tu ne dois pas compter tes heures.

Des 4 fausses croyances sur l'entrepreneuriat, celle-ci est ma préférée, parce que je me la suis répétée bien souvent et je vous dirais même que j’y croyais encore jusqu’à tout récemment. Bon, soyons honnête, si vous souhaitez générer des revenus très rapidement, vous devrez tout de même consacrer un minimum d’heures au développement et à la création de votre entreprise. Par contre, c’est faux de penser qu’un entrepreneur doit passer 60, 80, voire même 100 heures au travail.


En toute transparence, je passe aujourd’hui tout au plus 35 heures par semaine au boulot, pour environ le même salaire que je faisais auparavant. En bonus, j’éprouve plus de plaisir et je suis drôlement moins stressée. Il est vrai que je suis dans un autre domaine et que ma gestion du temps s’est grandement améliorée, mais c’est tout de même intéressant de faire le comparatif et que vous sachiez que c’est possible. Je sais que cette réalité ne peut toutefois pas être la même pour tous les nouveaux entrepreneurs. J’ai des amis qui viennent de se lancer dans le domaine de la fertilisation de gazon et il s’agit d’une entreprise saisonnière. Leur modèle d’affaires est complètement différent du mien, donc il est fort probable qu’ils passent plus d’heures à travailler que moi pendant l’été.


Jusqu’à tout récemment, je croyais encore que je ne « devais » pas compter mes heures et que, soir comme fin de semaine, je devais être alerte et être prête à intervenir. Je me suis finalement rendue compte que je ne sauvais pas des vies. J’ai aussi choisi de mettre mes propres termes et d’établir de nouvelles attentes, qui sont alignées avec ma mission d’entreprise et la personne que je suis aujourd’hui. Je me suis aussi rappelée que j’ai fait un gros épuisement professionnel et, bien que je déteste plus que tout l’admettre parce que je me sens faible, je demeure fragile. L’équilibre est donc une valeur d’importance pour moi aujourd’hui.


Alors malgré ma première année d’activités, non seulement je compte mes heures, mais je les limite.


Je vous mentirais si je vous disais que j’ai de la facilité à arrêter, parce que ça roule pas mal toujours dans ma tête. La Planificatrice est un peu comme mon 2e bébé, alors j’y pense beaucoup ;-). Par contre, c’est de plus en plus facile d’arrêter le soir. La raison pour laquelle j’arrive à fermer mon ordinateur même si j’aimerais poursuivre, c’est que les tâches que je dois faire à chaque jour sont claires et précises (je ne me surcharge jamais et je n’utilise plus de to-do list éternelle comme je le faisais avant), et je sais que si je travaille en soirée, je serai moins productive, que le risque d’erreurs est plus élevé et qu’au final, ce sera du temps gaspillé.


Je vous confirme donc que j’ai un mode de vie très équilibré et que je fais des semaines que je considère comme étant normales. Si j’y arrive, c’est parce que je planifie efficacement chacune de mes semaines (ce qui m’évite de me laisser distraire), mes objectifs sont clairs, et je suis constante dans mes actions.



CONCLUSION

Alors, laquelle de ces 4 fausses croyances sur l'entrepreneuriat vous répétez-vous le plus? Pour conclure, j’ai envie de vous dire que le monde de l’entrepreneuriat est fascinant, surprenant, passionnant et qu’il vaut pleinement la peine d’être vécu si vous savez au fond de vous que vous êtes fait pour ça. Je suis toujours passionnée de discuter de ce sujet, alors si jamais vous avez envie de me parler de votre projet ou de vos craintes, n’hésitez pas à m’écrire, il me fera plaisir de vous lire.


Actuellement, je n’offre pas d’accompagnement en entrepreneuriat pour la simple raison que je n’ai pas encore la prétention de croire que je connais tout de ce domaine, bien au contraire! C’est un sujet qui me passionne et j’adore conseiller les gens, mais pas au point de vous accompagner de A à Z. Peut-être un jour toutefois … ;-) !


Par contre, si vous aspirez à faire de la place dans votre horaire chargé pour démarrer un projet professionnel, je peux vous aider! Bien que je ne me spécialise pas dans la clientèle entrepreneuriale (même si un grand nombre de mes clientes et étudiantes le sont), j’ai à ce jour aidé un bon nombre de femmes à optimiser leur temps pour créer ou développer davantage leur entreprise.


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Si vous êtes plutôt autodidacte et que vous préférez cheminer en solo, sachez que ma stratégie complète de planification vous est enseignée dans ma formation en ligne Planifier pour se réaliser. C’est grâce à cette méthode que je réussis à être une entrepreneure équilibrée, alors cliquez ici si vous voulez connaître tous les détails.


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Enfin, si vous ne savez pas laquelle de ces 3 options est la mieux adaptée pour vous, contactez-moi en m’exposant votre réalité, et je vous conseillerai avec passion et plaisir !


Alors dites-moi, est-ce que vous êtes actuellement en affaires ou en démarrage d’entreprise? Si tel est le cas, partagez-moi le nom, le sujet ou le site web, je serais enchantée de vous découvrir!








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