J'AI RETRAITÉ MON AMOUREUX! (ET JE VOUS EXPLIQUE COMMENT)
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Dans cet épisode très personnel, je vous annonce une grande nouvelle : j’ai retraité mon amoureux… et je vous explique comment nous en sommes arrivés là.
Après près de 20 ans de vie commune, mon conjoint Philippe a quitté son emploi stable dans la fonction publique pour rejoindre La Planificatrice à temps plein. C’est une décision importante, profondément alignée avec notre vision de vie et notre relation au temps. Dans cet épisode, je vous raconte toute l’histoire : comment cette vision est née il y a plusieurs années, le moment déclic qui nous a poussés à passer à l’action, les peurs que nous avons dû dépasser, et les choix concrets que nous avons faits pour rendre ce rêve possible. Mais au-delà de notre histoire personnelle, cet épisode est surtout une invitation à oser rêver plus grand. Vous n’avez pas besoin de vouloir retraiter votre partenaire pour que cet épisode vous parle. Un rêve audacieux peut prendre mille formes : changer de carrière, lancer votre entreprise, écrire un livre, demander plus de temps pour ce qui compte vraiment. Réaliser un rêve audacieux ne signifie pas que tout doit être parfait. Parfois, il suffit simplement de se donner la permission… et c’est ce que nous avons fait.
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Cet épisode, je sais depuis plus d’un an que je vais l’enregistrer.
Cette nouvelle réalité, nous la vivons déjà depuis près de trois mois. Si j’ai mis autant de temps à prendre le micro pour venir vous en parler, c’est parce que je souhaitais vivre cette transition en privé, dans notre petit cocon familial.
Bien que je sois très à l’aise derrière un micro ou une caméra, je suis une fille plutôt introvertie. Quand je vis des changements, des transformations, des épreuves ou même de grandes joies, j’aime d’abord les vivre pour moi avant de les partager avec tout le monde.
Si vous ne savez pas encore de quoi je vais vous parler aujourd’hui, parce que tout est déjà dit dans le titre, sachez que je vous annonce avec beaucoup de fierté, de joie et d’émotions que j’ai retraité mon amoureux. Et aujourd’hui, j’ai envie de vous expliquer comment nous en sommes venus là et pourquoi ce choix était le bon pour nous.
Mon conjoint des presque 19 dernières années, le père de mon enfant, mon meilleur ami et mon plus grand supporteur a pris sa retraite du gouvernement fédéral. Mais ne vous inquiétez pas, il ne restera pas à la maison à ne rien faire. Philippe rejoint mon entreprise à temps plein… non seulement à titre d’employé, mais également à titre d’associé. Cette annonce en est donc une double, parce que je peux maintenant dire que j’ai un associé.
À travers cet épisode, je ne veux pas seulement vous raconter notre histoire. J’aimerais surtout vous donner la permission, à vous aussi, d’oser avoir ce genre de grands rêves. Je veux aussi être un témoignage vivant de l’importance de clarifier sa vision. Et surtout, vous démontrer qu’il n’est pas nécessaire que tout soit parfaitement en place avant de passer à l’action.
Un rêve audacieux n’est pas forcément spectaculaire aux yeux des autres et il ne demande pas nécessairement de tout quitter. En d’autres mots, vous n’avez pas besoin de vouloir retraiter votre partenaire pour que cet épisode vous parle.
Un rêve audacieux peut prendre mille formes. Démarrer votre entreprise, même si personne autour de vous ne comprend pourquoi vous quittez une carrière stable. Changer complètement de carrière après 10, 15 ou 20 ans dans le même domaine, demander une réduction d’heures pour enfin avoir du temps pour ce qui compte vraiment pour vous, écrire un livre que vous portez en vous depuis des années, déménager dans un endroit qui vous appelle, même si ce n’est pas ce qui est attendu de vous, prendre une année sabbatique pour voyager ou simplement vous retrouver, dire non à une promotion parce que vous savez qu’elle vous éloignerait de la vie que vous voulez réellement ou décider de vivre plus simplement pour avoir plus de liberté.
Réaliser un rêve audacieux, c’est simplement décider de vivre une vie qui vous ressemble vraiment. Et j’espère que cet épisode vous donnera envie de rêver.
1. Notre vision
Nous sommes ensemble depuis près de 20 ans. Si vous avez lu mon livre Avancer sans s’épuiser, vous avez peut-être déjà compris comment notre relation a évolué au fil du temps. Nous avons toujours été très proches, même fusionnels selon plusieurs, et contrairement à bien des couples… nous avons toujours dit que nous aimerions travailler ensemble un jour.
Si vous avez aussi écouté certains de mes épisodes de podcast où je parle de mon histoire ou de mon parcours entrepreneurial, vous savez que j’ai pu bâtir La Planificatrice notamment grâce à mon conjoint. Dans les débuts, c’est lui qui supportait notre famille financièrement, alors que je ne générais pas encore de revenus avec mon entreprise.
Je l’ai déjà dit et je le répète encore aujourd’hui, parce que je pense que plusieurs personnes ont besoin d’entendre ceci. J’ai toujours été très confortable avec cette réalité. Certains diraient peut-être que je me faisais vivre par lui. Mais ce que vous devez savoir, c’est que nous avons toujours été très conscients, tous les deux, de ce que nous étions en train de bâtir.
Il me supportait financièrement pour me permettre de créer quelque chose qui, un jour, allait devenir suffisamment grand pour lui offrir sa liberté.
En d’autres mots, mon conjoint m’a d’abord offert la liberté en me permettant de bâtir mon entreprise… et lorsque mon entreprise est devenue assez prospère, je lui ai à mon tour offert la sienne. Et aujourd’hui, nous sommes libres tous les deux. À mon avis, c’est l’une des plus belles preuves d’amour qui soit.
Quand je bâtissais La Planificatrice et que je lui demandais plus de temps pour un lancement ou de l’aide pour un événement, il acceptait toujours, sans frustration. Parce que nous allions dans la même direction. Il savait qu’en investissant dans mon rêve, il investissait aussi directement dans le sien. Nous avons aussi fait le choix d’avoir un enfant unique, pour différentes raisons que j’ai d’ailleurs déjà expliquées dans un autre épisode. Mais au cœur de notre vision familiale, il y a toujours eu la même chose. Passer le plus de temps possible ensemble.
Nous ne voulions pas attendre « la retraite » pour vivre, réaliser nos rêves ou profiter de notre famille. Pour nous, la vie, c’est maintenant. Alors nous avons décidé de contracter le temps. Et, par le fait même, nous avons retiré la retraite de l’équation.
Arrêter de travailler n’est plus un objectif pour nous. Nous souhaitons continuer de travailler aussi longtemps que la santé et la passion nous le permettront. Depuis toujours, nous avons tout bâti à deux, comme nos parents respectifs l’ont fait avant nous. Nous avons toujours trouvé que c’était plus solide et que les possibilités devenaient beaucoup plus grandes lorsque l’on avance ensemble.
Alors aujourd’hui, de savoir que nous bâtissons la suite de La Planificatrice ensemble… c’est encore plus puissant. J’ai parfois l’impression que nous sommes en train de construire un petit empire familial. Et ce qui est encore plus beau, c’est que notre fils Harrison commence déjà à s’impliquer, à sa façon, dans notre vision à très long terme. Depuis aussi loin que je me souvienne, ma grande vision a toujours été la même. Retraiter mon chum. Créer suffisamment de liberté financière pour qu’il puisse, lui aussi, arrêter de travailler.
Il y a quatre ans, j’ai fait une formation sur la manifestation. Et quand je relis aujourd’hui les exercices que j’avais faits à l’époque, c’est fascinant de constater que je revenais toujours à la même conclusion. Retraiter mon amoureux. J’ai donc toujours marché dans cette direction.
Pendant longtemps, j’ai essayé de comprendre comment j’allais réussir à y arriver. Et, honnêtement, à part faire plus d’argent, je ne voyais pas vraiment d’autre solution. Cette possibilité me semblait encore très loin devant nous. Et pourtant, aujourd’hui, cette vision est devenue réalité.
J’ai effectivement retraité Phil. Et pour accélérer un peu notre vision, je lui ai créé un poste au sein de mon entreprise. Financièrement, c’était aussi beaucoup plus intéressant pour nous deux. Et c’est ainsi que mon amoureux est devenu… mon associé.
2. Qui est Philippe?
Phil, c’est celui qui me supporte depuis mes tout débuts. Il n’a jamais douté de moi, même dans les moments où moi je doutais énormément de moi.
Au moment où nous avons pris cette décision, il travaillait depuis 14 ans comme superviseur dans la fonction publique. Il a d’ailleurs quitté son poste seulement un mois avant d’atteindre son quinzième anniversaire de service.
Sur papier, il avait ce que plusieurs appelleraient une très belle situation. Un excellent salaire, de très bons avantages sociaux, un fonds de pension extrêmement intéressant, de l’ancienneté, de la stabilité et un travail qu’il connaissait par cœur. C’était confortable. Très confortable même.
Il vivait un peu dans ce que plusieurs appellent une belle prison dorée.
Contrairement à moi qui aurait pu faire mille et un métiers différents dans ma vie, Phil a toujours été quelqu’un qui ne savait pas vraiment quoi faire de sa carrière. Il a fini par trouver un emploi stable qui lui convenait. Ce n’était pas nécessairement une grande passion, mais c’était correct.
De mon côté, ayant trouvé mon X très tôt dans ma vie, je ne compte plus le nombre de fois où je lui ai posé la même question au fil des années.
« Si tu pouvais faire n’importe quel travail au monde, qu’est-ce que tu ferais? »
Sa réponse était toujours la même.
« Je ne le sais pas. »
En presque 20 ans de vie de couple, la seule réponse un peu différente qu’il m’a déjà donnée est celle-ci.
Un jour, il m’a dit en riant : « Si je pouvais faire n’importe quoi, même si je n’ai aucune intention d’aller me former là-dedans, je pense que j’aimerais faire de la vidéo sous-marine, comme dans National Geographic. »
Nous avons ri tous les deux… et nous avons ensuite fermé le sujet pendant plusieurs années.
Puis, quelques années plus tard, alors que La Planificatrice était en pleine croissance, une série de synchronicités se sont présentées à moi. Des petits moments, des conversations et certaines prises de conscience qui m’ont tranquillement amenée à comprendre quelque chose d’important.
Peut-être que plutôt que de retraiter Phil… je pourrais simplement l’intégrer dans La Planificatrice.
Et peut-être même dans un rôle qui pourrait le passionner.
C’est aussi à ce moment-là qu’une conversation très marquante a eu lieu entre nous, suite à une réflexion inspirée par le livre Deep Work de Cal Newport et par l’écriture de mon livre dans l’avion.
Cette discussion a ouvert une porte que nous n’avions jamais vraiment envisagée auparavant. Et c’est à partir de ce moment que le plan a commencé à se dessiner. Neuf mois plus tard, nous prenions notre décision.
3. Le déclic et la prise de décision
Notre décision a été prise en janvier de l’année dernière. Au moment où cet épisode est diffusé, cela fait maintenant 13 mois.
Depuis un certain temps déjà, l’idée faisait tranquillement son chemin dans nos têtes. Nous en parlions de plus en plus, mais j’avais encore l’impression d’attendre une forme de permission extérieure. Comme si quelqu’un devait nous confirmer que c’était une bonne idée. Ma comptable. Les chiffres de mon entreprise. Ma coach d’affaires.
Pendant ce temps, mon conjoint se trouvait dans une situation professionnelle stable et sécuritaire… mais en même temps très démotivante. Ce qui était censé être confortable devenait tranquillement démoralisant pour lui.
En parallèle, nous avions aussi ce projet qui revenait souvent dans nos conversations, soit celui de partir voyager un an en famille. Ce rêve amenait lui aussi plusieurs réflexions, notamment en lien avec son travail et avec le moment où cela pourrait réellement devenir possible.
La lumière au bout du tunnel, pour nous, avait toujours été l’idée que je le retraite un jour. Mais plus nous y pensions, plus une chose devenait claire. Nous ne pouvions pas concevoir qu’il doive attendre encore trois, cinq ou même dix ans. La passion n’était pas au rendez-vous et la motivation était clairement en pente descendante.
Puis est arrivée la soirée du 9 janvier de l’année dernière.
Nous étions couchés dans notre lit, tard le soir, en train de discuter. Une de ces conversations profondes qui arrivent quand la maison est silencieuse et que l’on prend enfin le temps de se dire les vraies choses.
C’est là que la décision s’est prise.
Nous avons décidé de rattacher ce projet à une date précise, une date qui était déjà importante pour nous. L’anniversaire de notre fils, à la fin de l’année. Cela nous donnait environ douze mois, et étrangement cette idée me rassurait beaucoup.
D’abord parce que la date de fin de mon conjoint allait tomber exactement le même jour que l’anniversaire de notre fils. Quel cadeau magnifique à lui offrir. Du temps de qualité avec son père. Du temps en famille. À trois.
Ensuite parce que ce délai de douze mois me donnait le temps d’organiser les choses dans mon entreprise pour atteindre un nouveau plateau financier, sécuriser nos arrières et prendre cette décision sans pression financière.
Et finalement parce que ces douze mois allaient nous permettre de vivre ce projet pleinement à la maison. D’en parler. De nous y préparer. Je savais que l’énergie serait différente… et ça a été exactement le cas.
C’est donc un 9 janvier que notre décision a été prise. Et à partir de ce moment-là, nous n’avons jamais reculé.
J’ai rapidement avisé ma comptable. J’ai aussi informé ma coach d’affaires de l’époque afin qu’elle m’aide à réfléchir à une nouvelle structure pour mon entreprise et à clarifier ce que Philippe pourrait éventuellement y faire.
Mais pendant plusieurs mois, nous avons gardé cette décision pour nous.
De mon côté, j’arrivais aussi à un moment où certaines responsabilités devenaient plus lourdes à porter seule. Les tâches administratives, entre autres, mais aussi plusieurs projets comme l’agenda et mon podcast. Peu à peu, Phil a commencé à s’impliquer dans certains dossiers.
À partir de ce moment-là, l’énergie dans notre maison a complètement changé. Le simple fait qu’il ait une date de fin en tête transformait sa façon de vivre les journées plus difficiles au travail. Chaque journée le rapprochait de quelque chose de nouveau.
Mais ce qui est encore plus fascinant, c’est l’effet que cette décision a eu sur notre identité.
Prendre cette décision a créé un véritable shift identitaire, autant pour lui que pour moi. À partir du moment où nous avons pris cet engagement, nous ne pouvions plus agir comme avant. Ce choix venait avec une responsabilité et, pour l’honorer, une nouvelle identité était nécessaire.
Cette nouvelle posture a eu un effet assez incroyable. Elle a accéléré le temps.
Grâce à ce changement, nous avons réussi à réaliser ce projet en seulement un an, alors que nous pensions auparavant qu’il faudrait peut-être attendre trois, cinq ou même dix ans.
Et je tiens aussi à dire quelque chose d’important, parce que c’est peut-être la question que vous vous posez en ce moment. Je n’ai pas attendu de faire un million de dollars de chiffre d’affaires pour réaliser ce rêve.
La plupart des entrepreneures que je voyais retraiter leur partenaire étaient anglophones et généraient plusieurs millions par année. Ces femmes m’ont énormément inspirée, mais pendant longtemps j’ai cru qu’il faudrait atteindre ces mêmes chiffres avant de pouvoir me permettre un geste aussi audacieux.
J’ai longtemps pensé qu’il faudrait attendre de faire cinq, dix ou même quinze millions par année pour pouvoir prendre ce genre de décision.
Et j’espère justement que ce choix audacieux que nous avons fait pourra permettre à certaines d’entre vous de rêver un peu plus grand… et surtout de comprendre qu’il est possible de faire ce genre de choix sans nécessairement gagner un million de dollars par année.
4. Les peurs et les choix que nous avons fait
J’ai envie de mettre les choses au clair ici, parce que nous n’avons clairement pas attendu que tout soit parfait avant de passer à l’action. Quand on annonce une décision comme celle-ci, plusieurs imaginent que toutes les conditions étaient réunies, que les finances étaient impeccables et que toutes les cases étaient cochées. Mais la réalité est beaucoup plus simple. Oui, cette décision vient avec un certain risque financier, et j’ai envie de vous partager les choix que nous avons faits pour en arriver là, ainsi que certaines peurs que nous avons simplement choisi de dépasser.
Notre réalité est assez simple. Nous n’avons qu’une seule voiture et notre maison est loin d’être parfaite. Le sous-sol n’est pas terminé, notre cour avant est encore en gravelle et la cour arrière n’est pas vraiment aménagée. Mis à part les voyages et quelques escapades ici et là, nous ne faisons pas énormément d’activités coûteuses. Nous aurions pu attendre que tout soit parfait, terminer la maison, placer davantage d’argent ou cocher mille autres cases avant que Phil quitte son emploi. Mais ce temps-là, nous l’aurions en quelque sorte perdu.
La vérité, c’est que nous n’avions pas un million de dollars de côté, ni même cent mille dollars placés. Si nous n’avions pas eu une vision aussi claire, nous aurions probablement fait des choix différents. Nous aurions peut-être terminé le sous-sol, placé davantage d’argent, augmenté mon salaire ou investi dans d’autres choses plus sécuritaires. Mais nos décisions ont toujours été guidées par la vie que nous voulions créer.
Je me rappelle d’ailleurs deux petites anecdotes qui illustrent bien cette réalité. Un jour, la mère de Phil lui a demandé si nous allions nous acheter une deuxième voiture. Et à son travail, son patron lui avait déjà demandé pourquoi il ne s’était jamais acheté une voiture sport comme plusieurs collègues. La réponse est simple : ce n’était pas notre priorité. Nous investissions ailleurs, dans notre liberté.
Du côté des peurs, honnêtement, nous n’en avions pas tant que ça. Oui, nous prenions un risque, mais c’était un risque calculé. Et je pense même que les gens autour de nous avaient probablement plus de peurs pour nous que nous-mêmes. Notre vision était tellement grande que nos peurs paraissaient finalement assez petites à côté.
Nous avions tellement réfléchi à ce projet que nos peurs n’étaient plus vraiment des peurs. Financièrement, nous remplacions simplement un salaire par un autre. Et quand nous faisions la liste des avantages et des inconvénients, il y avait clairement beaucoup plus d’avantages.
Quitter la sécurité d’emploi et les avantages sociaux aurait été une peur majeure pour plusieurs couples. Mais dans notre cas, nous avons toujours su que cet emploi stable était temporaire pour Philippe.
Pour être complètement transparente, je me disais que le pire du pire scénario serait que mon entreprise s’effondre. Ce qui était très peu probable compte tenu de la croissance constante des dernières années et des données que j’avais en main. Mais même dans ce scénario extrême, je me disais que je préférerais quand même avoir pris ce risque.
Parce que pour moi, ma liberté et le temps que je peux passer avec les gens que j’aime ont beaucoup plus de valeur que mes biens matériels ou ma maison.
Et pour être honnête, ma véritable peur n’était même pas financière. Ma vraie peur, c’était que mon chum vienne déranger ma solitude quotidienne.
Mais ça, c’est une autre histoire.
La vérité, c’est que nous étions prêts pour cette décision. Nous étions rendus là.
5. Notre vie aujourd'hui
C’est donc en décembre dernier que Philippe a quitté son emploi des 15 dernières années.
Je vais toujours me souvenir du moment où il est revenu à la maison après avoir officiellement terminé. J’avais mis une chanson particulière, celle que nous avions écoutée en boucle pendant presque un an, une chanson qui porte d’ailleurs le titre Freedom. Nous nous sommes serrés longuement dans les bras. Nous avons beaucoup pleuré aussi. Et nous avons simplement souri à la vie.
Ensuite, nous sommes allés célébrer tous les trois dans un restaurant que nous aimons beaucoup. Et depuis ce moment-là, nous vivons cette nouvelle vie.
Le plus grand changement est clairement pour lui. Mais notre couple aussi a changé. En fait, il a commencé à changer dès le moment où nous avons pris la décision, mais encore plus depuis qu’il a officiellement commencé à travailler avec moi. C’est beau à voir. Comme si ce move-là nous avait reconnectés encore plus. Comme si cela nous avait rendus plus forts et plus proches.
Une des plus belles choses dans tout ça, c’est le temps que nous passons désormais à trois. Avant, j’allais porter Harrison à l’école à pied toute seule. Maintenant, nous y allons tous les trois. Ensuite, Phil et moi allons souvent prendre une marche avant de revenir tranquillement à la maison. Et il nous arrive régulièrement d’aller déjeuner ou dîner ensemble le vendredi.
Je suis très consciente que très peu de gens et de couples vivent le style de vie que nous avons maintenant. Nous avons du temps. Beaucoup de temps. Et nous sommes libres. Je ne parle pas ici de liberté financière. Je vous rappelle que nous sommes loin d’être millionnaires. Mais nous sommes libres dans un autre sens. Bien que ce ne soit pas notre intention, nous pourrions partir vivre dans un autre pays demain matin et rien ne nous attache réellement. Nous sommes libres de créer les projets qui nous inspirent et de laisser tomber ceux qui ne résonnent plus avec nous.
J’ai parfois l’impression que la vision que je portais depuis plusieurs années s’est déjà réalisée… et qu’elle s’est même réalisée plus rapidement que je ne l’avais imaginé.
Alors maintenant, nous sommes déjà en train de réfléchir à la suite. Aux cinq ou dix prochaines années. Mais bon… cette nouvelle vie viendra aussi avec quelques défis.
Concrètement, Philippe joue maintenant plusieurs rôles dans l’entreprise. Il m’appuie énormément dans les tâches administratives et dans la gestion, il participe beaucoup plus aux prises de décisions, ce qui est très précieux parce qu’il est souvent moins émotif que moi dans certaines situations. Il est aussi responsable de la production du podcast, de tout le volet expédition et du service à la clientèle.
Et disons-le… il s’implique aussi un peu plus dans la maison. Au fond, si je devais résumer notre vie aujourd’hui en un seul mot, ce serait celui-ci: LIBERTÉ.
CONCLUSION
J’espère que cet épisode vous a permis de rêver. Et je vous rappelle quelque chose : vous n’avez pas besoin de vouloir retraiter votre partenaire!
Ce choix est le nôtre. Ce n’est pas le bon choix pour tout le monde. Mais c’était le bon choix pour nous.
Si cet épisode vous a parlé, partagez-le avec quelqu’un qui a lui aussi un rêve qu’il n’ose peut-être pas encore réaliser.
Et si cette histoire vous a fait rêver un peu plus grand pour votre propre vie actuelle, prenez quelques minutes cette semaine pour vous poser une seule question : quelle vie est-ce que vous êtes en train de construire en ce moment?
Et rappelez-vous : parfois, la vie change simplement parce qu’on ose enfin se donner la permission.

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Émilie xo




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