POURQUOI J’AI CRÉÉ EMILIE THE PLANNER (et le processus mental par lequel je suis passée)

« J’ai peur de ce que les gens vont penser. Je n’y arriverai pas. Qui suis-je pour lancer ça? J’ai un accent francophone et mon anglais n’est pas parfait. Je n’ai pas le temps. Bla-bla-bla.» Bienvenue dans ma tête! Est-ce que ce discours vous est familier à vous aussi? Si c'est le cas, je pense que vous pourrez vous reconnaître dans mon histoire. Je vous expose ici non seulement pourquoi j’ai créé Emilie the Planner, la divison anglophone de La Planificatrice, mais également tout le processus mental par lequel je suis passée pour prendre ma décision qui, disons-le, a été une IMMENSE sortie de zone de confort.


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Pourquoi j'ai créé Emilie the Planner

En un premier temps, je tiens à préciser que ce projet ne figurait PAS sur ma liste d’objectifs annuels. Pour être bien franche, il n’était même pas sur ma liste de souhaits des prochaines années. Si vous me connaissez depuis un certain temps, vous savez à quel point je planifie à la lettre toutes les actions, les projets et mes buts que je désire atteindre. Je définis en début d’année les objectifs sur lesquels je veux travailler, en prenant le soin de ne pas en prendre trop, et je reste concentrée sur ceux-ci. Si vous êtes curieuse de savoir dans les moindres détails comment je m’y prends pour réaliser tous les objectifs que je me fixe, une formation en ligne y est entièrement dédiée: Réaliser ses objectifs efficacement.


Alors c’est très ironique de ma part d’avoir lancé la division anglophone alors que ce n’était pas planifié, n’est-ce pas? Alors pourquoi j’ai créé Emilie the Planner? Restez avec moi, l’histoire ne fait que commencer ;-).


En janvier 2020, je lançais le blogue La Planificatrice et bien que seulement 3 articles y figuraient, que je ne générais absolument aucun revenu et que je n’avais même pas de compte Instagram et de page Facebook, je savais au plus profond de moi que je devrais un jour proposer une version anglaise. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais je le savais, c'est tout. Je sentais que mon message et mes enseignements devaient servir à une communauté plus grande que la francophonie.


Les mois ont passé, ma communauté francophone a grandi et l’idée de traduire mon contenu ne voulait pas quitter mon esprit. Mais cette idée me rendait tellement inconfortable que je me trouvais toujours des défaites pour éloigner ce projet de ma conscience. Je me disais qu’il était préférable de faire ma place dans la francophonie et que je devrais mettre mes énergies afin de devenir LA référence franco en gestion de temps et planification. Je me disais aussi que le marché anglophone était tellement grand que je me perdrais littéralement dans une mer trop grande. Oh, et vous ai-je dit que j’avais une peur bleue que les gens me jugent parce que mon anglais n’est pas parfait?


En d'autres mots, mon égo me rappelait continuellement mes limites, mes craintes et mes fausses croyances. Alors la simple idée de lancer quelque chose d'officiel en anglais me rendait inconfortable au point où j’aurais eu la véritable impression de me mettre complètement nue devant une caméra (je précise que je suis vraiment très pudique!!!). D’ailleurs, lorsque j’ai annoncé à mes abonnées que je lançais Emilie the Planner, le sujet de mon courriel était « Je. Me. Mets. À. Nu. Devant. Toi. » Je n’avais pas choisi ce titre pour rien, n'est-ce pas ;-)?



Vous vous demandez peut-être pourquoi j'étais aussi inconfortable par cette idée? La vérité, c'est que lancer une division de mon entreprise dans une langue qui n'est pas ma langue maternelle me faisait peur. Si vous vous posez la question: oui, je parle anglais. Je le parle même très bien! Les livres que je lis sont pratiquement toujours dans la langue de Shakespeare, tout comme les formations et les podcasts que j'écoute. De plus, j'ai de la facilité à écrire, notamment parce que j'ai étudié l'anglais jusqu'au niveau universitaire et que l'anglais prenait une place importante à mon ancien travail. Pour flatter mon égo, certains anglophones m'ont même déjà dit qu'ils pensaient que l'anglais était ma langue maternelle.


Malgré toutes ces preuves que je suis (finalement!) douée en anglais, j’avais toujours peur. Peur du jugement des autres. Peur de faire des erreurs. Peur d'avoir l'air ridicule. Peur de devoir faire ma place dans un marché beaucoup plus grand. J’avais peur. Point.


Alors pourquoi j’ai créé Emilie the Planner et pour quelles raisons je m'inflige volontairement cet inconfort? Je vous explique ici.


En début d’année, je me suis inscrite à un programme en ligne (en anglais ;-)!) de développement personnel. Officiellement, cette formation est présentée comme étant de la « manifestation », alors je ne voulais pas m’inscrire au départ. Ça sonnait un peu trop ésotérique pour moi et ça manquait de concret. Au final, je pense bien que l’univers voulait que je m’inscrive, parce que ce programme n’arrêtait pas venir vers moi (et pas à cause des algorithmes!). Des amies m'en parlaient sans que ce soit en lien avec nos discussions et je lisais des choses qui me ramenaient toujours à ce programme. Alors vous vous doutez de la suite j'imagine: je me suis finalement inscrite! Ça peut sembler étrange, mais bien que ma raison ait finalement été d'accord avec ma décision (après avoir pesé le pour et le contre pendant plusieurs jours!), je dirais qu'officiellement, toutes les cellules de mon corps voulaient que je m'inscrivent. Je feelais profondément mon besoin de m'inscrire.


Je pensais que je connaissais le développement personnel et l'introspection, mais après avoir passé à travers cette formation de 20 semaines, je constate que je n’en avais jamais fait autant et surtout, aussi profondément. Les enseignements m'ont conduit à des endroits que je n’aurais jamais osé visiter, et même vers des limites que je ne me serais jamais permise de franchir. Disons que c'était un beau voyage intérieur ;-).


Alors à partir du moment où je me suis inscrite à ce programme, il y a littéralement un shift énergétique qui s’est produit en moi. C’est comme si cette décision (celle de m’inscrire à la formation) m’avait fait changer de direction, un peu comme un train qui s’en va en ligne droite et qui, soudainement, prend l’embranchement de gauche. Pour présenter une autre analogie, c’est un peu comme si j’étais auparavant branchée sur la prise électrique X et que j’étais maintenant branchée sur la prise Y. Je sais que ça peut paraître un peu (beaucoup) spirituel… mais c’est véritablement comme ça que je parviens à l’expliquer.


Peu de temps après avoir ressenti ce grand changement en moi et à travers les enseigements de cette formation, j’ai pris le temps de véritablement plonger dans l’inconfort. De quel inconfort je parle à votre avis? Au cours de cette formation, j'ai plongé dans l'inconfort à maintes reprises, mais je fais ici allusion à l’inconfort qui m’habitait lorsque l’idée de lancer la version anglaise de La Planificatrice venait à moi. Alors que je ne parvenais pas à me rendormir une certaine nuit, je me suis levée pour écrire, et c'est à ce moment que tout est devenu clair.


J’ouvre ici une petite parenthèse: lorsque me réveille la nuit et que je n’arrive pas à retrouver le sommeil, je me lève et j’écris. Comme je suis normalement somnolente, je sais que je suis encore très connectée à mon subconscient. Ce n’est donc pas un hasard si plusieurs de mes meilleurs idées me sont venues la nuit alors que j’écrivais. L’écriture est un outil qui me permet de clarifier sur papier les idées et les mots qui se bousculent de façon non organisée dans mon esprit. Si vous aimeriez vous aussi commencer à écrire davantage, à tenir un journal ou à développer cette saine habitude, téléchargez mon e-book sur le journaling gratuitement en vous abonnant à ma bibliothèque de ressources gratuites ici. Fin de la parenthèse.



C’est donc une nuit, avec mon crayon, mon journal et mon subconscient que je suis plongée dans cet inconfort et que j’ai tout compris. J’ai compris qu’il était temps. J’ai décortiqué chacune de mes peurs et j’ai trouvé des solutions. Ce que j’ai compris, c’est que tout ce temps, je refusais d’écouter mon instinct. Vous savez, notre instinct est la raison pour laquelle la race humaine a survécu. Bien malheureusement, avec la modernisation et dans notre société actuelle, nous sommes davantage valorisés lorsque nous suivons notre raison, pas notre instinct.


Mon instinct me parlait depuis des années et me recommandais d’emprunter un chemin bien précis qui allait me permettre de grandir personnellement et professionnellement. À chaque fois, mon égo se faisait un plaisir de me rappeler mes craintes et mes peurs afin de rester dans ma zone de confort. Lorsqu’on prend le temps de s’attarder à toutes les décisions que nous prenons en fonction de notre égo, on se rend compte qu’il contrôle la majeure partie de notre vie.

J’ai donc écrit pendant au moins une heure. Ce fut une heure productive parce que j’ai dressé le plan complet de comment j’allais lancer la version anglaise. Étrangement, bien que personne n’attendait après ça, je ressentais une certaine urgence de le lancer. Mes peurs s’étaient transformées en courage. J’avais la véritable impression que tout s’alignait.


Je ne vous cacherai pas que j’ai des idées de grandeur depuis plusieurs années et bien que je savais profondément que c’était en ayant une division anglophone que je parviendrais à réaliser plusieurs de mes rêves, je refusais de le faire. Il y avait donc un certain brouillard entre maintenant et ma vision future de 10-15 ans (oui, j’ai une vision très claire pour les 10 à 15 prochaines années ;-)!). En prenant ma décision de lancer Emilie the Planner, le brouillard s’est complètement dissipé. Je ne suis pas en train de dire que ce sera simple et facile d’atteindre tous les buts que j’aspire réaliser. Je veux simplement dire que ça semble maintenant possible.


Lorsque je me suis levée le lendemain matin, j’ai dit à mon chum : « Phil, il faut que je te dise quelque chose. Et c’est gros. ». C’est à ce moment que je lui ai exposé mon nouveau projet et mon plan d’action. Lorsqu’il a compris que j’allais lancer La Planificatrice en anglais, c’est vraiment moi qui semblait la plus surprise des deux. Il m’a répondu quelque chose comme : « C’est juste ça ta grosse nouvelle. Ça fait plein de sens, en effet, mais je savais déjà que tu allais le faire. » Quand je l’ai annoncé à mes parents, leur réaction était pratiquement identique et ils étaient peu surpris. Vraisemblablement, j’étais la seule qui ne voyais pas clair dans l’histoire!


Comme je le fais toujours lorsque j’ai une idée ambitieuse en tête qui pourrait être susceptible d’être reportée: je me suis commise. J’ai parlé de ce projet à quelques personnes clés, notamment à ma grande amie Véronique qui, en passant, est traductrice et experte linguistique. Non mais quand je vous disais que j’avais trouvé une solution pour chacune de mes peurs, Véro faisait partie de l’équation.


Très rapidement, j’ai délégué à mon amie des tâches qu’elle pouvait prendre. Elle m’a aidé à trouver ma voix anglophone (brand voice) ainsi que mon nom, et m’a accompagné dans la rédaction et traduction de plusieurs textes. J’ai profondément adoré ce processus. À ceci s’est suivi la création d’une page Instagram, une page Facebook, un site web (que je trouve magnifique soit dit en passant) et la grande annonce.


Maintenant que tout est lancé, le sentiment d’urgence est moins présent. En fait, je dirais même qu'il est absent. Je continue de prioriser La Planificatrice (division francophone) et les priorités annuelles que je me suis fixée. Je ne me mets alors pas du tout de pression pour publier ou pour sortir quoique ce soit à travers Emilie the Planner. Je fais ici confiance à mon instinct parce que s'il m'a guidé une fois, il le fera à nouveau au moment opportun. Je me dis qu'il devait y avoir une raison pour laquelle je devais le faire rapidement et cette année. Et maintenant, c’est fait. Je vais suivre mon rythme, même s'il est lent et petit à petit, je sais que ce projet grandira!



Depuis que j'ai créé Emilie the Planner, bien que je sois très peu active sur les médias sociaux et sur le blogue, j'ai remarqué que je me permets poser des actions que je n'aurais jamais (dans le sens jamais, jamais, JAMAIS) osé faire auparavant.

D'ailleurs, une des actions que j'ai posée m'a menée assez loin: j'ai eu le privilège d'être sur un des podcasts les plus écoutés au États-Unis, soit the Goal Digger Podcast, animé par la talentueuse Jenna Kutcher. En bonus, mon témoignage (et mon nom!) figurent sur son blogue! Bien que cette brève apparition ne m'apporte en réalité aucune visibilité, j'ai osé le faire et ça me remplie de fierté. Et ce qui est très drôle, c'est que la fameuse nuit où je me suis levée pour écrire et où tout est devenu si clair, dans un des nombreux buts que je me suis fixés et rêves que j'ai osé explorer, j'avais écrit « Je serai sur le podcast de Jenna Kutcher ». Ai-je manifesté tout ça? Après tout, je pense que oui ;-)!


Si vous êtes à l’aise en anglais et que vous avez envie de me suivre ou de découvrir mon contenu, voici où me trouver :


Merci de me lire, de m’accompagner et de me soutenir indirectement dans cette belle aventure!

C’est ce qui conclut cette belle (et longue!) histoire vous expliquant pourquoi j’ai créé Emilie the Planner. D’ailleurs, si vous aimez les histoires, vous serez servie avec celle où je raconte comment j’ai lancé La Planificatrice. Je m’ouvre totalement à vous et vous pouvez la lire ici.


Si ce billet que vous venez de lire résonne avec vous ou si vous l’aimez, je vous serais très reconnaissante d’écrire un commentaire et de l’aimer en cliquant sur le coeur! Ces petits détails font une grande différence pour moi et mon entreprise.


Merci d’avance xo



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